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Tiago Figueiredo

106
  • Loove
  • 5 years ago
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Je suis né en 1975, en pleine rémanence de l’enthousiasme de la révolution qui eut lieu l’année précédente. Je n’ai pas été allaité parce que j’étais un enfant né sur le retard et que ma mère n’avait pas suffisamment de lait.

C’est peut être pour cela que j’ai, très jeune, voulu faire tant de choses si différentes dans ma vie. J’ai joué au Handball à Passos Manuel, rêvant alors d’être transféré à Benfica. J’étais certain de vouloir étudier le sport à l’ISEF, mais je suis finalement devenu ingénieur informatique. Cela n’a duré qu’un temps. J’ai alors pensé que si j’apprenais le piano j’en serais que plus attirant pour les filles, alors je suis devenu professeur au conservatoire de musique. J’étais aussi intéressé par le développement urbain et je me suis engagé dans la voie d’une thèse en Géographie humaine. La photographie est, quant à elle, venue très tôt à moi. Tout au long de mon enfance, ma mère à pris de magnifiques photographies de moi et m’a appris, avec tout l’amour qu’une mère peut donner à son fils, à appréhender la lumière en relation avec l’ouverture de diaphragme et la vitesse d’obturation de son 35mm Nikkormat. Plus tard, avec la passion de l’image et des films, j’ai commencé à faire de petits films avec une caméra de poche. C’était un hobby, mais j’aimais tellement cela que c’est devenu une profession.

En Angola, ou j’ai passé deux mois en 2011 à filmer un documentaire. Là-bas, les femmes se déplacent avec leurs enfants accrochés au dos alors qu’elles vendent différentes choses dans les rues poussiéreuses et les boulevards encombrés. Les enfants angolais pleurent peu en dépit de la faim. Leurs mères donnent le sein – à même la rue – où en « candongueiros » garés sur les places, voir n’importe où avec l’instinct de celle qui nourrit son enfant afin qu’il puisse connaitre un jour de plus.

Lors d’un voyage en train de Benguela à Cubal, j’ai fait mon premier portrait d’une femme allaitant son enfant. L’embarras que j’ai ressenti était ridicule et inadéquate, n’affectant que moi car aucune autre personne dans le compartiment ne semblait y porter la moindre attention. J’ai alors réalisé que ce que je prenais en photo était bien plus qu’une mère nourrissant sont enfant.

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